Thérapie cognitivo-comportementale chez les adolescents syndrome de fatigue chronique

Rédacteur — Les préoccupations de Chaudhuri se rapportent à un éventuel effet placebo et la façon dont nous traitons nos patients. Nous considérons qu’il est improbable que les effets positifs de notre traitement soient attribuables principalement à des facteurs de traitement non spécifiques, puisque les résultats ont été maintenus à huit mois de suivi, même en l’absence de contacts avec le thérapeute (données non publiées). De plus, d’autres chercheurs ont montré que la thérapie cognitivo-comportementale était plus efficace que le contrôle de l’attention peu de temps après le traitement et à long terme.1-3 Au début du traitement, tous les patients présentaient des limitations sévères dans les activités adaptées à l’âge. Une croyance caractéristique des patients atteints de syndrome de fatigue chronique, en particulier chez les patients passifs, est que la fatigue est aggravée par l’exercice. Cette cognition, bien que fonctionnelle dans la première phase de la maladie, est dysfonctionnelle à plus long terme et maintient l’évitement de l’activité et les symptômes.En remettant en question ces cognitions et d’autres activités liées à l’activité, la régulation de l’activité est possible. Ainsi, les patients apprennent à réguler et à augmenter leurs activités physiques et autres de manière systématique et sûre. Nos résultats montrent que c’est possible. La distinction entre les patients physiquement passifs et relativement actifs, basée sur l’actométrie, est utile pour sélectionner la bonne approche pour aider le patient. Comme dans d’autres conditions chroniques, nous n’avons pas un traitement qui mène à la récupération chez tous les patients. Nous pensons que notre étude montre clairement que beaucoup de participants ont bénéficié d’une thérapie cognitivo-comportementale et ont pu redevenir des adolescents normaux.