Les troubles neurodégénératifs: la voie Glia vers l’avant

La réalisation que l’inflammation peut affecter le cerveau pas un nouveau, et de nombreuses maladies du système nerveux central, telles que la sclérose en plaques (MS), ont été montré pour répondre clairement aux agents qui ciblent le système immunitaire à un niveau ou un autre. Cependant, ce n’est que récemment que l’on a montré que le système immunitaire joue un rôle dans le développement normal et l’homéostasie du cerveau et qu’il contribue à des troubles traditionnellement considérés comme purement neurodégénératifs, comme ceux de Huntington ( HD) ou la maladie d’Alzheimer (AD). Dans ce numéro spécial de Frontiers in Neuropharmacology, nous avons cherché à rassembler des experts dans ce nouveau domaine émergent de la neurobiologie. Le meilleur endroit pour commencer dans ce numéro spécial est avec l’article de McGeer et McGeer (2011) qui présentent l’histoire du champ et le scepticisme qu’il a généré en cours de route, et qui existe encore aujourd’hui. En effet, de nombreux neurologues et neurobiologistes affirment toujours que toute réponse inflammatoire ou gliale dans les troubles neurodégénératifs est simplement un phénomène secondaire sans pertinence pathogénique ou thérapeutique. Cependant, des preuves se sont accumulées en faveur de son rôle et en partie de notre capacité à mieux représenter les réponses microgliales chez les patients présentant des troubles neurodégénératifs du cerveau et Politis et al. (2012) l’explorent dans leur revue sur les radioligands TEPO et TEPO. Un certain nombre de nos articles résument le rôle de la microglie dans les activités CNS en cours. Ekdahl (2012), par exemple, explique comment la microglie peut réguler la neurogenèse adulte dans le cerveau sain et malade, éventuellement par des contacts synaptiques directs. Ceci est repris par Streit et Xue (2012) qui avancent la théorie selon laquelle la perte de la fonction neuroprotectrice normale de la microglie, résultant du vieillissement, conduit à des états pathologiques, en particulier la MA. Neher et al. (2012), d’autre part, discutent comment la microglie peut phagocyter directement les neurones apparemment en bonne santé ainsi que ceux dans le cerveau malade et ce faisant sont les principaux acteurs de la perte cellulaire observée dans les troubles neurodégénératifs. Ceci est exploré plus en détail par Phani et al. (2012) dans la sclérose latérale amyotrophique (SLA); Solito et Sastre (2012) dans AD; et Huang et Halliday (2012) pour la maladie de Parkinson (PD). Enfin dans le premier de nos deux revues, nous discutons comment les réponses astrocytaires et microgliales sont différentes dans une gamme de nouvelles thérapies expérimentales pour les troubles neurodégénératifs. Ces thérapies comprennent une stimulation cérébrale profonde chronique, qui induit une réponse astro- et microgliale variable et dans certains cas même une bande de collagène à la pointe de l’électrode. En revanche, les perfusions de facteurs de croissance et les thérapies géniques produisent beaucoup moins de réponse gliale alors que les greffes neurales varient en intensité de réponse qu’elles provoquent, en partie en fonction de l’état pathologique.La signification de ces différentes réponses (type et ampleur) reste inconnue, mais ce qui ressort de ces études est l’interaction complexe entre les cellules gliales et les neurones et comment les astrocytes, en particulier, peuvent influencer l’activité des grands réseaux neuraux et sanguins (Cicchetti et Barker, 2014). Ces nouvelles observations aideront probablement à expliquer la variance observée dans les essais cliniques utilisant ces agents dans une gamme de troubles neurodégénératifs. Dans notre deuxième revue, nous résumons les principales conclusions des articles qui composent cette édition spéciale et comment nous pouvons construire sur ce travail comme nous avançons dans une nouvelle ère thérapeutique, qui comprend l’utilisation d’une toute nouvelle gamme de thérapies immunomodulatrices (Barker et Cicchetti, 2012).